Le top 7 des astuces pour booster le bonheur des salariés au travail

Le top 7 des astuces pour booster le bonheur des salariés au travail

Réduire le taux d’absentéisme, améliorer la productivité, limiter le turnover et les coûts cachés du “recrutement intempestif”, faire de son capital humain un vrai atout concurrentiel, travailler sa marque employeur, favoriser le sentiment d’appartenance… le bonheur des salariés au travail induit un cercle vertueux qui impacte directement la performance de l’entreprise ! 

Le cabinet Robert Half a réalisé un classement du bonheur au travail dans huit pays : Etats-Unis, Allemagne, Pays-Bas, Australie, Canada, Royaume-Uni, Belgique et France. Et devinez qui ferme la marche ? Oui, ce sont les salariés français, avec un score de 63,8 sur 100, soit 5 points de moins que la moyenne. Et lorsque l’on sait que le bonheur au travail est un catalyseur de productivité, on mesure l’importance de remédier à la situation. Mais comment réussir ce pari ? On vous propose dans cet article notre top 7 des meilleures astuces pour apporter de la joie et de la bonne humeur dans vos locaux !

1 Les relations interpersonnelles, un must

Les études se suivent et se ressemblent : la qualité des relations interpersonnelles reste le critère le plus décisif du bonheur au travail. L’amitié nourrit la bonne humeur dans les locaux, mais elle n’est pas forcément indispensable pour évoluer dans les meilleures dispositions. En réalité, c’est l’absence d’inimitié, voire de conflit, qui garantit le bonheur au travail. 

C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude menée par la Society for Human Resource Management. Attention : les situations de conflit sont indissociables de toute activité humaine. C’est le conflit durable qui doit attirer l’attention du manager. Des techniques de désamorçage peuvent être utilisées pour prévenir tout enlisement. Il appartient aux RH de former les managers à cette aptitude. Comment favoriser des relations interpersonnelles de qualité ?

  • Programmez au moins une activité sociale par mois ;
  • Proposez des temps de pause communs à tous (ou plusieurs) salariés, si votre activité le permet ;
  • Favorisez les passerelles entre les départements, avec des groupes de travail hybrides, dans la mesure du possible.

2 Ne jamais oublier les valeurs fondamentales de l’entreprise

Les valeurs fondamentales de l’entreprise tombent trop souvent dans l’oubli, ou se transforment en un texte abstrait, tout en langue de bois, vide de substance.

Oui, l’objectif ultime de toute entreprise est sa rentabilité et sa pérennité. Mais toute structure a une finalité, un dessein, un but qui transcende l’aspect économique. Pour une entreprise technologique, on parlera par exemple d’améliorer le quotidien par l’innovation. Pour une société de financement, ce sera l’accompagnement des petits porteurs de projets dans la réussite de leur aventure entrepreneuriale. Vous voyez l’idée.

La finalité de l’activité peut être définie comme la contribution apportée aux individus pour améliorer des aspects de leur vie ou à la société pour améliorer la vie en communauté. Si vos salariés ont conscience des valeurs fondamentales de votre entreprise, ils se sentiront utiles, efficaces et acteurs de leur environnement. Un salarié en mesure de relier chaque tâche réalisée à une finalité valorisante est un salarié fier et heureux.

Il appartient également au top management de se plier aux valeurs fondamentales de l’entreprise. Il s’agira par exemple d’un approvisionnement plus éthique, d’un engagement associatif (deux heures par mois peuvent suffire à faire la différence), d’une politique limitant le recours à l’impression papier, d’horaires flexibles pour les jeunes parents, etc.

3 Satisfaire les besoins matériels pour éviter la frustration

Quoi de plus frustrant qu’une poignée qui ne ferme pas, une ampoule qui attend d’être changée depuis plusieurs jours, une rallonge électrique hors service ou des ordinateurs d’un autre âge ? Cumulées, les petites contrariétés quotidiennes deviennent très vites frustrantes et jouent sur le moral. 

Les besoins matériels et les outils de travail rythment la vie au bureau. Tout manquement va entamer votre productivité et démotiver vos troupes. Le rôle du manager est aussi de s’assurer que les salariés disposent de ce dont ils ont besoin pour relever les défis auxquels ils sont confrontés. N’hésitez pas à vous entretenir avec vos équipes pour identifier les besoins latents et non exprimés en ce sens.

4 L’importance du mobilier de bureau

Une belle majorité de salariés passent plus de “temps éveillé” au bureau qu’à la maison. Vous comprendrez donc aisément l’importance du mobilier, de l’aménagement, du choix des couleurs, des sièges, etc. Tout en gardant le sens de la mesure, vous allez devoir faire en sorte que la déco ne soit pas un frein au bien-être.

Optez pour un mobilier confortable et une décoration plutôt chaleureuse. Si vous en êtes encore au choix du mobilier ou si vous envisagez un changement, pensez à impliquer vos équipes. Il s’agit après tout d’une décision qui impactera le bien commun. En sondant vos salariés, vous faites en sorte qu’ils se sentent comme chez eux, que ce soit dans leurs bureaux, mais aussi et surtout en salle de pause et de réunion. Si vos locaux sont déjà meublés, vous pouvez donner carte blanche à vos salariés pour la déco des murs, l’ajout de plantes ou d’une fresque végétale, la peinture, etc.

5 Faites de votre entreprise une Love Brand….

Pour vos clients, mais aussi pour vos salariés ! Qu’est-ce qu’une Love Brand ? Il s’agit d’une marque qui a su développer une relation affective forte avec ses partenaires, notamment ses consommateurs et ses salariés. Pour atteindre ce stade ultime de l’engagement et du sentiment d’appartenance, vous allez devoir jouer sur plusieurs tableaux : 

  • Surprenez vos salariés par des marques de reconnaissance et n’hésitez pas à mettre les petits plats dans les grands pour célébrer l’atteinte d’un objectif commercial ;
  • Communiquez sur l’histoire de l’entreprise, ses fondateurs, son impact sur la société et/ou l’environnement ;
  • Accordez du temps au travail associatif, dans la mesure du possible ;
  • Formez-vous au storytelling pour véhiculer la mission de l’entreprise avec des mots qui inspirent ;
  • Incarnez les valeurs fondamentales de votre entreprise ;
  • Donnez une dimension sociétale à la mission ou, du moins, à certaines actions de l’entreprise.

L’idée est de faire de votre structure une entreprise pour laquelle on aime travailler. Au-delà de la productivité, de la motivation et du bien-être au travail, une marque employeur forte vous permettra d’enrôler les meilleurs talents plus facilement. C’est aussi un excellent facteur de différenciation vis-à-vis de la concurrence.

6 Chouchoutez vos talents

Pour battre ses concurrents, une entreprise doit commencer par gagner la Guerre des Talents”, peut-on lire dans le best-seller The War for Talent publié par trois consultants émérites du cabinet McKinsey en 2001. Le management des talents est un pan indissociable du quotidien des dirigeants. Et si votre politique de recrutement est au point, tous vos salariés ont, quelque part, du talent. C’est pourquoi il vous appartient de les stimuler et de favoriser l’apprentissage au travail pour les motiver.

Pour ce faire, on visera dans un premier temps à bien cerner la personnalité de chaque salarié, dans ses grandes lignes : qu’est-ce qui l’anime ? Quelles sont ses aspirations profondes ? Quelles sont ses sources de motivation ? Les RH peuvent mettre au point un programme de “Nurturing” pour assurer une stimulation intellectuelle à travers des séances de brainstorming, des programmes de transfert de compétences, des matinées de type “Vis ma vie de (métier)”, des conférences, des formations collectives, des compétitions, des problèmes concrets à résoudre en groupe, etc. 

En plus de combattre l’obsolescence des compétences et d’anticiper les évolutions de carrière, le “Nurturing” contribue à créer un environnement de travail à la fois agréable et stimulant, faisant des locaux une véritable ruche grouillante de vie !

7 Dédramatisez l’échec

Toujours dans l’optique de stimuler intellectuellement vos salariés, la “culture de l’échec” fait en sorte de débrider leur créativité, pour encourager la prise d’initiative, sortir des sentiers battus et expérimenter de nouvelles choses. Bien entendu, il s’agira pour le manager d’encadrer l’innovation et de définir la recherche dans le temps pour éviter les débordements. L’idée est de corriger la perception de l’échec, qui n’est qu’un pas de plus vers la réussite à travers l’expérimentation. Combien de découvertes sont le fruit d’erreurs ou de tentatives ratées ?

L’idée ici est de valoriser la notion d’expérimentation plutôt que d’épingler les initiatives ou les idées qui n’aboutissent pas au résultat escompté. Ne tombez pas dans le piège du discours dissonant qui va rompre le lien entre le salarié et la direction. “D’un côté, les patrons disent aux salariés d’innover, de prendre des risques… de l’autre, vous avez des collaborateurs qui sont freinés par la peur d’échouer”, explique Julie Chane Ching, cofondatrice de Bloom At Work. 

Pour dédramatiser l’échec, le manager ne doit pas hésiter à partager ses “mésaventures”, voire ses ratés, tout en tenant un discours qui se focalise sur l’audace et l’expérimentation plutôt que la sécurisation des process.

Pour conclure…

Le bonheur au travail est une préoccupation centrale des RH, des salariés et des dirigeants… chacun pour ses raisons, évidemment. Il s’agit sans doute de l’objectif le plus fédérateur, et chacun y trouve son compte. A vous de relever ce défi avec panache !

Recent Posts